La Servante écarlate
« J’aimerais que cette histoire soit différente. J’aimerais qu’elle soit plus civilisée. […] J’aimerais qu’elle ait plus de chair. J’aimerais qu’elle parle d’amour, de prise de conscience soudaines autant que décisives ou même de couchers de soleil, d’oiseaux, de pluies torrentielles ou de neige. Peut-être qu’elle parle de tout ça, en un sens […] »
Aux États-Unis, dans un futur pas si lointain, un régime théocratique totalitaire a pris le pouvoir. Tous les aspects de la vie sont totalement contrôlés. La liberté, la culture, les loisirs, l’amour ont été effacés du quotidien. Face à la chute de la fécondité, le régime a instauré un système d’esclavagisme sexuel. Les femmes encore fertiles doivent se vêtir de rouge, elles sont les servantes écarlates. Defred est l’une d’elles. Elles nous racontent son quotidien et ses quelques souvenirs survivants de sa vie passée qui remontent à la surface malgré la volonté du régime de totalement effacer le passé de chacun. De ces souvenirs pourra peut-être naître l’étincelle de l’espoir.
« La salle disait encore le sexe passé, la solitude et l’attente de quelque chose qui n’avait ni forme ni nom. »
La Servante écarlate est une dystopie puissante, glaçante. Un roman dont la lecture nous marque par la puissance de son message, sa dureté mais également par la poésie qu’il insuffle sur ces souvenirs qui ne meurent jamais totalement. Inoubliable !
AMAURY – LIBRAIRIE GARIN
