Le Chant mortel du soleil
« – S’il résiste, tuez-le.
– C’est ce qu’on a fait, vieux déchu. On l’a tué.
– Alors, quel est le problème ?
– Le problème, c’est qu’il s’est relevé. »
Le grand Qsar Araatan et sa horde sont sur le point de parvenir à la « Toute Fin », à l’extermination totale des dieux. Il n’en reste plus qu’un seul, protégé derrière les murailles de la ville d’Ishroun. Le géant Araatan prépare la chute de la ville, ce qu’il nomme l’avalanche qui viendra éteindre la flamme de la dernière divinité. Seulement, un homme mystérieux portant un masque vient à sa rencontre.
De l’autre côté, Kosum, esclave ayant perdu la mémoire, est délivrée d’une mort certaine par des cavaliers-flèches du grand Qsar. Alors qu’elle pensait rejoindre la guerre qui s’annonce, c’est un voyage beaucoup plus incertain et mystérieux qu’elle va entreprendre.
« Ils croisèrent leurs regards un temps long comme une vie. Lui sur sa rive. Elle sur la sienne. Ils n’étaient l’un pour l’autre que l’écho fugace d’un âge qui ne leur appartenait plus. »
Le Chant mortel du soleil est un roman sombre d’une grande puissance, profond, philosophique, dur et poétique à la fois. Une histoire de fin des temps écrite d’une magnifique plume, un tableau de l’homme et de ses démons (violence, cruauté, trahison) et une chevauchée vers les grands questionnements qu’ils l’assaillent. Superbe !
AMAURY – LIBRAIRIE GARIN
